Un bistrot où l'on vient pour le marché du jour, pour la nappe à carreaux, pour le verre qu'on prolonge. Une adresse simple, soignée, sincère.
Chez Margot, on pousse la porte comme on entre chez une amie : il y a le bruit doux des couverts, l'odeur du beurre qui mousse, et toujours quelqu'un derrière le comptoir pour vous demander comment ça va.
Ici, la carte change chaque semaine. Elle suit ce que les maraîchers, les pêcheurs et les éleveurs nous apportent. On ne promet rien d'autre que ce qui est bon, ce jour-là.
L'été venu, la terrasse s'étire sur le trottoir, les volets restent ouverts tard, et l'on dîne lentement, un verre de vin nature à la main, en regardant le quartier vivre.
Nous travaillons avec des maraîchers, des éleveurs et des vignerons que nous connaissons par leur prénom. La carte suit leurs paniers, leurs vendanges, leurs surprises. C'est plus contraignant, mais infiniment plus juste.
Tout est fait à la maison : les bouillons, les pâtes, les glaces, les pains. Pas par dogme, mais parce que c'est ainsi qu'une cuisine garde son âme — et que l'on sait exactement ce qu'il y a dans l'assiette.
Un repas chez nous, ce n'est pas seulement ce qui est servi : c'est aussi la lumière douce, la conversation à la table d'à côté, le serveur qui prend le temps d'expliquer le vin. On vient ici pour ça.
Pour réserver une table, partager une occasion, privatiser la salle ou simplement nous dire bonjour : on prend toujours le temps de répondre.
« On vous garde une table près de la fenêtre. »